Guide Complet du Permis Côtier 2026
Le permis côtier, officiellement appelé option côtière du permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur, est le permis bateau le plus courant pour naviguer en mer en France.
Il permet de conduire un bateau de plaisance à moteur de jour comme de nuit, jusqu’à 6 milles nautiques d’un abri. Il constitue également la première étape pour les plaisanciers qui souhaitent ensuite obtenir l’extension hauturière et naviguer sans limitation de distance.
À quoi sert exactement le permis côtier ? Quand est-il obligatoire ? Comment se déroule la formation ? Combien de questions comporte l’examen ? Quel est son prix ? Quelle différence existe-t-il entre permis côtier, hauturier et fluvial ?
Ce guide rassemble les principales informations à connaître sur le permis plaisance en 2026, de l’inscription jusqu’aux possibilités de navigation après l’obtention du titre.
Le permis côtier en quelques mots
L’expression « permis bateau » est couramment employée, mais l’administration française parle officiellement de permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur.
Ce permis comprend plusieurs options et extensions selon le type de navigation envisagé.
Pour naviguer en mer près des côtes, le titre de référence est l’option côtière.
Elle permet de conduire un bateau de plaisance à moteur lorsque la puissance de propulsion dépasse 4,5 kW, soit environ 6 chevaux, dans la limite de 6 milles nautiques d’un abri
.
Le permis côtier permet une navigation aussi bien de jour que de nuit. Il donne donc accès à une grande partie de la navigation de plaisance pratiquée autour du littoral français.
Pour naviguer au-delà de 6 milles d’un abri, il est nécessaire de compléter l’option côtière par l’extension hauturière.
Quelle est l’appellation officielle du permis côtier ?
Son appellation réglementaire est :
Option « côtière » du permis de conduire des bateaux de plaisance à moteur.
Le terme « permis côtier » reste toutefois celui utilisé par la plupart des candidats, plaisanciers et bateaux-écoles.
Il ne faut pas le confondre avec l’extension hauturière, l’option eaux intérieures ou l’extension grande plaisance eaux intérieures, qui répondent à d’autres types de navigation.
Le permis plaisance français s’organise ainsi autour de deux options de base et deux extensions :
-
l’option côtière ;
-
l’extension hauturière ;
-
l’option eaux intérieures ;
-
l’extension grande plaisance eaux intérieures.
Que peut-on conduire avec le permis côtier ?
En eaux maritimes, un permis est nécessaire pour conduire un bateau de plaisance à moteur dont la puissance motrice est supérieure à 4,5 kW, soit environ 6 chevaux.
L’option côtière permet alors de naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri.
Contrairement à une idée parfois répandue, la principale limitation du permis côtier n’est donc pas la puissance du bateau mais la zone de navigation autorisée.
Il faut cependant toujours respecter les limitations propres au navire, à sa catégorie de conception, à son matériel de sécurité, aux conditions météorologiques et à la réglementation locale.
Le permis plaisance permet également l’utilisation de la radio VHF dans les eaux territoriales françaises, un équipement particulièrement important pour la sécurité et les communications en mer.
Jusqu’où peut-on naviguer avec le permis côtier ?
Le permis plaisance option côtière autorise une navigation jusqu’à :
6 milles nautiques d’un abri.
Un mille nautique correspond à 1,852 km. Six milles représentent donc un peu plus de 11 kilomètres.
Mais attention : il ne faut pas simplement comprendre « 11 kilomètres de la plage ».
La réglementation raisonne en distance d’un abri, et non uniquement en distance de la côte.
Qu’est-ce qu’un abri ?
Un abri est un endroit de la côte où le bateau et son équipage peuvent se mettre en sécurité, par exemple en mouillant, en accostant ou en atterrissant, puis repartir sans assistance.
La notion d’abri dépend également des conditions météorologiques et des caractéristiques du bateau.
Une zone pouvant constituer un abri pour un petit bateau dans de bonnes conditions ne sera donc pas nécessairement adaptée dans une autre situation.
Cette notion est essentielle, car elle intervient à la fois dans les prérogatives du permis et dans les règles relatives au matériel de sécurité.
Peut-on naviguer la nuit avec le permis côtier ?
Oui.
Le permis côtier permet de naviguer de jour comme de nuit, tant que le bateau reste dans les limites de navigation autorisées par l’option côtière.
La navigation nocturne nécessite cependant une bonne maîtrise des feux et marques des navires, du balisage lumineux, des règles de priorité et de la navigation en visibilité réduite.
Ces sujets font donc logiquement partie de la formation et du programme de l’examen.
Le permis côtier est-il obligatoire pour un voilier ?
En eaux maritimes, la conduite d’un bateau de plaisance à voile n’est pas soumise au permis plaisance français, même lorsqu’il est équipé d’un moteur auxiliaire.
Cette règle concerne la navigation maritime.
La réglementation est différente sur les rivières et canaux : en eaux intérieures, un voilier équipé d’un moteur d’une puissance supérieure à 4,5 kW peut nécessiter un permis correspondant à la navigation pratiquée.
Le fait de ne pas avoir besoin de permis pour conduire un voilier en mer ne dispense évidemment pas le chef de bord de connaître les règles de navigation, le balisage, la météorologie et les règles de sécurité.
À partir de quel âge peut-on passer le permis côtier ?
Le permis plaisance option côtière peut généralement être obtenu à partir de 16 ans.
Il existe également un dispositif de conduite accompagnée à partir de 16 ans permettant, sous certaines conditions, de conduire un bateau de plaisance à moteur sans être encore titulaire du permis.
L’accompagnateur doit notamment être titulaire d’un permis plaisance depuis au moins trois ans et une déclaration préalable doit être effectuée.
Pour la majorité des candidats, le parcours classique reste toutefois l’inscription dans un établissement de formation agréé, généralement appelé bateau-école.
Comment obtenir le permis côtier ?
Pour une personne qui passe son premier permis plaisance, l’obtention de l’option côtière repose principalement sur trois étapes :
-
suivre la formation théorique obligatoire ;
-
réussir l’examen théorique ;
-
faire valider la formation pratique par le bateau-école.
Il existe donc une partie théorique et une partie pratique, mais leur fonctionnement est différent de celui du permis automobile
La formation théorique du permis côtier
Pour une première option de base, le candidat doit suivre au minimum 5 heures de formation théorique auprès d’un établissement de formation agréé.
Cette formation permet d’aborder les connaissances nécessaires aussi bien pour réussir l’examen que pour commencer à naviguer en sécurité.
Le programme ne se limite pas au balisage.
Il couvre notamment :
-
le balisage maritime ;
-
le balisage des plages ;
-
les règles de barre et de route ;
-
les feux et marques des navires ;
-
les signaux sonores ;
-
les signaux de détresse ;
-
les règles de sécurité ;
-
les limitations de navigation ;
-
la réglementation maritime ;
-
la météorologie ;
-
les marées ;
-
la protection de l’environnement ;
-
les communications maritimes ;
-
l’utilisation de la VHF.
L’objectif est de permettre au futur plaisancier de comprendre les situations qu’il rencontrera une fois en mer, et pas uniquement de mémoriser les réponses d’un QCM.
Comment se déroule la formation pratique ?
La formation pratique est commune à l’option côtière et à l’option eaux intérieures.
Sa durée minimale est de 3 heures 30.
Elle comprend notamment 2 heures de conduite effective par candidat.
La partie pratique porte sur des compétences concrètes telles que :
-
préparer une sortie ;
-
assurer la sécurité de l’équipage ;
-
comprendre les conditions météorologiques ;
-
mettre en route et arrêter le moteur ;
-
maîtriser la trajectoire et la vitesse ;
-
utiliser la marche arrière ;
-
accoster et appareiller ;
-
effectuer un mouillage ;
-
prendre un coffre ;
-
récupérer une personne tombée à l’eau ;
-
utiliser correctement les moyens de détresse ;
-
respecter l’environnement marin.
Y a-t-il un examen pratique du permis côtier ?
Il n’existe pas, dans le parcours classique, un examen pratique final devant un inspecteur comparable au permis automobile.
Les compétences sont évaluées progressivement par le formateur du bateau-école.
Lorsque le candidat maîtrise les compétences prévues par le programme, le formateur valide sa formation pratique.
C’est donc bien une formation obligatoire avec validation des acquis, mais pas une épreuve pratique indépendante organisée à une date précise devant un examinateur extérieur.
Comment se déroule l’examen théorique du permis côtier ?
L’examen théorique de l’option côtière est un QCM de 40 questions.
Pour être reçu, le candidat peut commettre au maximum :
5 erreurs.
Il faut donc obtenir au minimum 35 bonnes réponses sur 40.
L’épreuve se déroule sur support numérique dans un centre d’examen agréé.
Les épreuves théoriques des options de base sont actuellement organisées par des organismes indépendants des bateaux-écoles, notamment :
-
La Poste ;
-
Dekra ;
-
SGS ObjectifCode ;
-
Bureau Veritas Code’nGo.
Le candidat peut généralement choisir le centre et la date disponibles qui lui conviennent.
Peut-on passer le permis côtier en candidat libre ?
Pour une première option de base, non.
Une personne qui passe pour la première fois l’option côtière ou l’option eaux intérieures doit suivre la formation théorique et pratique obligatoire auprès d’un établissement agréé.
La situation est différente lorsqu’un candidat possède déjà l’une des deux options de base.
Par exemple, un titulaire de l’option côtière souhaitant obtenir l’option eaux intérieures peut présenter la nouvelle épreuve théorique sans avoir à refaire toute la formation pratique.
L’extension hauturière peut également être présentée en candidat libre.
Quels sujets faut-il connaître pour réussir le permis côtier ?
Le programme est assez large. Une préparation efficace doit donc couvrir l’ensemble des matières prévues et ne pas se limiter aux questions les plus connues.
Le balisage maritime
Le candidat doit savoir reconnaître et interpréter les principales marques utilisées en mer :
-
marques latérales ;
-
marques cardinales ;
-
danger isolé ;
-
eaux saines ;
-
marques spéciales ;
-
balisage des plages.
Il faut comprendre de quel côté passer et être capable d’identifier une marque de jour comme de nuit.
Les règles de navigation
Les règles de barre et de route permettent de déterminer le comportement à adopter lorsque plusieurs navires se rencontrent.
Le candidat doit notamment comprendre :
-
les situations de croisement ;
-
le rattrapage ;
-
les routes convergentes ;
-
les responsabilités entre navires ;
-
les comportements des navires à moteur et des voiliers ;
-
les navires bénéficiant de statuts particuliers.
Les feux et marques des navires
La nuit, l’identification d’un navire repose notamment sur ses feux.
Le programme demande donc de reconnaître les configurations correspondant aux principaux types de navires et situations.
De jour, certaines informations sont données par des marques spécifiques.
Les signaux sonores
Les signaux phoniques permettent aux navires d’indiquer certaines manœuvres ou intentions.
Ils sont également utilisés dans des conditions particulières, notamment lorsque la visibilité est réduite.
La sécurité en mer
La sécurité représente une partie essentielle du permis côtier.
Le candidat doit connaître les équipements à embarquer, les moyens de détresse, les responsabilités du chef de bord et les règles permettant de prévenir les accidents.
L’objectif n’est pas seulement de réussir l’examen : ces connaissances peuvent devenir essentielles lors d’une situation réelle.
La météo marine
Avant toute sortie, le chef de bord doit être capable d’évaluer les conditions météorologiques.
Le programme permet notamment de se familiariser avec :
-
la force du vent ;
-
les bulletins météorologiques ;
-
certains phénomènes atmosphériques ;
-
les signaux météo ;
-
l’évolution des conditions en mer.
Les marées
Le candidat doit comprendre les notions essentielles associées aux marées, notamment :
-
pleine mer ;
-
basse mer ;
-
marnage ;
-
coefficients ;
-
courants de marée.
Ces connaissances permettent aussi de mieux préparer une navigation réelle.
La VHF et les communications maritimes
La VHF est un outil central de communication et de sécurité en mer.
Le programme aborde notamment :
-
les principaux canaux ;
-
le canal 16 ;
-
les messages de détresse, d’urgence et de sécurité ;
-
l’alphabet phonétique ;
-
le MMSI ;
-
l’ASN ;
-
les organismes de secours et de surveillance.
L’environnement et les activités nautiques
Le programme traite également de la protection du milieu marin, des règles applicables aux loisirs nautiques, de certaines pratiques de pêche et des comportements responsables en mer.
Le permis côtier constitue donc une première formation générale à la navigation de plaisance, et non simplement un examen de balisage.
Combien coûte le permis côtier en 2026 ?
Le prix total du permis côtier dépend principalement du tarif fixé par le bateau-école choisi.
Les établissements sont libres de déterminer le prix de leurs formations.
À cette formation s’ajoutent, pour une première option de base, les frais administratifs et d’examen.
En 2026, le candidat doit notamment prévoir :
-
78 € de timbre fiscal correspondant au droit de délivrance du permis ;
-
30 € de frais d’inscription à l’épreuve théorique auprès de l’organisme d’examen.
-
Il faut ensuite ajouter le prix demandé par l’établissement de formation.
Le coût total peut donc varier d’un bateau-école à l’autre en fonction de la localisation, des prestations proposées et des modalités de formation.
Avant de choisir, il peut être intéressant de comparer non seulement le prix mais aussi les supports pédagogiques, la disponibilité des formateurs, l’organisation de la pratique et les possibilités d’entraînement au QCM.
Quels documents faut-il pour passer le permis côtier ?
Lors d’une première option de base, le dossier comprend notamment les éléments administratifs demandés pour l’inscription ainsi qu’un certificat médical conforme au modèle réglementaire.
Ce certificat doit dater de moins de six mois.
Le bateau-école accompagne généralement le candidat dans la constitution du dossier et les démarches nécessaires.
Pour le jour de l’examen théorique, le candidat doit également se munir d’une pièce d’identité.
Les démarches pouvant évoluer, il est recommandé de vérifier les exigences exactes au moment de l’inscription auprès de son établissement de formation ou de l’administration.
Quelle est la durée nécessaire pour obtenir le permis côtier ?
Il n’existe pas une durée identique pour tous les candidats.
Le délai dépend notamment :
-
des disponibilités du bateau-école ;
-
de la date de formation pratique ;
-
des créneaux d’examen ;
-
du temps consacré aux révisions ;
-
du niveau initial du candidat.
La formation réglementaire peut être réalisée assez rapidement, mais il reste préférable de prévoir suffisamment de temps pour comprendre l’ensemble du programme et effectuer plusieurs séries de QCM permis côtier avant l’examen.
Une préparation condensée peut permettre de réussir, mais l’objectif doit rester d’acquérir des connaissances suffisamment solides pour les utiliser ensuite en navigation.
Combien de temps reste valable la réussite à l’examen théorique ?
Une fois l’épreuve théorique réussie, son bénéfice est conservé pendant 18 mois.
Cela laisse le temps au candidat de finaliser les autres étapes nécessaires à l’obtention du permis.
Dans la majorité des parcours organisés par un bateau-école, théorie et pratique sont néanmoins réalisées sur une période beaucoup plus courte.
Le permis côtier a-t-il une durée de validité ?
Une fois délivré, le permis plaisance n’est pas un titre qui doit être renouvelé périodiquement comme certaines qualifications professionnelles.
Il reste cependant de la responsabilité du plaisancier de maintenir ses connaissances à jour.
La réglementation maritime, le matériel de sécurité ou certaines règles locales peuvent évoluer après l’obtention du permis.
Obtenir le permis ne constitue donc que le début de l’apprentissage de la navigation.
Quels sont les différents permis bateau en France ?
Il existe quatre principaux titres actuels dans le système français du permis plaisance à moteur.
Option côtière
L’option côtière concerne la navigation maritime.
Elle permet de naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri.
C’est ce que l’on appelle habituellement le permis côtier.
Extension hauturière
L’extension hauturière complète l’option côtière.
Elle permet une navigation maritime sans limite de distance.
Pour l’obtenir, il faut déjà être titulaire de l’option côtière ou d’un ancien titre reconnu permettant d’y accéder.
Option eaux intérieures
L’option eaux intérieures, souvent appelée permis fluvial, permet de naviguer sur les fleuves, rivières, canaux et autres eaux intérieures avec un bateau de plaisance de moins de 20 mètres lorsque le permis est requis.
Extension grande plaisance eaux intérieures
L’extension grande plaisance eaux intérieures concerne les bateaux d’une longueur égale ou supérieure à 20 mètres en eaux intérieures.
Elle complète donc l’option eaux intérieures.
Quelle différence entre permis côtier et extension hauturière ?
La différence principale concerne la distance de navigation.
Avec l’option côtière :
navigation jusqu’à 6 milles d’un abri.
Avec l’extension hauturière :
navigation maritime sans limite de distance.
Mais l’extension hauturière apporte également des connaissances de navigation plus avancées.
Son examen porte notamment sur le travail sur carte marine, le calcul de routes, les relèvements, les courants, la dérive, les marées et la météorologie.
L’extension hauturière n’est donc pas simplement une autorisation administrative de s’éloigner davantage : elle demande de maîtriser des techniques supplémentaires utiles à la navigation au large.
Peut-on passer directement l’extension hauturière ?
Non.
Pour obtenir l’extension hauturière, le candidat doit préalablement posséder l’option côtière, ou un ancien titre reconnu donnant accès à cette extension.
Pour quelqu’un qui souhaite à terme naviguer au large, le parcours est donc généralement :
Option côtière → Extension hauturière
Le permis côtier constitue ainsi la base du parcours maritime français pour la conduite des bateaux de plaisance à moteur.
Comment se déroule l’examen hauturier ?
L’épreuve de l’extension hauturière est très différente du QCM de l’option côtière.
Il s’agit notamment d’un travail de navigation sur carte marine, associé à plusieurs connaissances théoriques.
Le candidat doit notamment savoir :
-
lire une carte marine ;
-
tracer une route ;
-
utiliser des relèvements ;
-
travailler avec caps et gisements ;
-
prendre en compte le vent et le courant ;
-
effectuer certains calculs de marée ;
-
interpréter des informations météorologiques ;
-
connaître les équipements de sécurité adaptés à la navigation au large.
L’extension hauturière s’adresse donc aux plaisanciers souhaitant approfondir leurs connaissances et naviguer au-delà des limites de l’option côtière.
Quelle différence entre permis côtier et permis fluvial ?
Le permis côtier concerne principalement la navigation en mer.
Le terme permis fluvial désigne couramment l’option eaux intérieures.
Cette dernière concerne la navigation sur :
-
les fleuves ;
-
les rivières ;
-
les canaux ;
-
certains lacs et plans d’eau intérieurs.
L’environnement de navigation étant différent, l’examen théorique traite notamment de règles propres à la navigation intérieure, de la signalisation fluviale et du fonctionnement des voies navigables.
Une personne qui souhaite naviguer aussi bien en mer que sur les eaux intérieures peut donc obtenir les deux options.
Faut-il refaire la pratique pour obtenir l’option eaux intérieures ?
La formation pratique est commune aux options côtière et eaux intérieures.
Ainsi, une personne déjà titulaire de l’option côtière qui souhaite obtenir l’option eaux intérieures n’a normalement pas à recommencer toute la formation pratique.
Elle doit en revanche réussir l’épreuve théorique correspondant à la nouvelle option.
Le même principe facilite le parcours d’un plaisancier qui souhaite progressivement élargir ses possibilités de navigation.
Qu’est-ce que l’extension grande plaisance eaux intérieures ?
L’extension grande plaisance eaux intérieures est destinée à la conduite, en eaux intérieures, des bateaux de plaisance dont la longueur est égale ou supérieure à 20 mètres.
Elle nécessite d’être titulaire de l’option eaux intérieures.
Contrairement à l’extension hauturière, son obtention repose notamment sur une formation pratique spécifique.
Elle concerne donc un usage beaucoup plus particulier que l’option côtière, mais fait partie intégrante du système français des permis plaisance.
Permis côtier ou hauturier : lequel choisir ?
Pour la majorité des personnes souhaitant commencer la navigation de plaisance à moteur en mer, le permis côtier est le choix logique.
Il permet déjà de réaliser un grand nombre de navigations :
-
sorties à la journée ;
-
navigation entre ports proches ;
-
balades côtières ;
-
navigation nocturne ;
-
utilisation de nombreux bateaux de plaisance à moteur ;
-
location de bateaux lorsque le permis est demandé.
L’extension hauturière devient particulièrement intéressante lorsqu’un plaisancier souhaite effectuer des navigations nécessitant de dépasser régulièrement les 6 milles d’un abri, entreprendre des traversées ou approfondir sa maîtrise de la navigation traditionnelle.
Il n’est donc pas nécessaire de choisir définitivement entre l’un ou l’autre : l’extension hauturière est précisément conçue comme la suite de l’option côtière.
Comment choisir son bateau-école ?
Le bateau-école joue un rôle important dans la préparation du candidat.
Le prix est évidemment un critère, mais il ne devrait pas être le seul.
Il peut être utile de vérifier :
-
la proximité de l’établissement ;
-
les horaires proposés ;
-
la qualité de la formation théorique ;
-
les supports de révision disponibles ;
-
le bateau utilisé pour la pratique ;
-
la disponibilité des formateurs ;
-
l’accompagnement administratif ;
-
les délais avant la formation et l’examen.
Un bon établissement doit permettre au candidat non seulement de se préparer à l’examen, mais également de commencer à comprendre les responsabilités qui accompagnent la conduite d’un bateau.
Comment bien préparer le permis côtier ?
La meilleure préparation associe généralement compréhension du cours et entraînement au QCM.
Apprendre uniquement des séries de réponses par cœur est rarement une bonne stratégie.
Les images ou formulations peuvent changer, alors que la règle de navigation reste la même.
1. Comprendre chaque thème
Travaillez d’abord séparément :
-
balisage ;
-
règles de navigation ;
-
feux et marques ;
-
signaux sonores ;
-
sécurité ;
-
météo ;
-
marées ;
-
VHF ;
-
réglementation.
L’objectif est de comprendre pourquoi une réponse est correcte.
2. Faire des QCM ciblés
Une fois une notion étudiée, les questions permettent de vérifier immédiatement si elle est réellement comprise.
Les erreurs deviennent alors un outil d’apprentissage.
3. Mélanger progressivement les thèmes
Lorsque chaque chapitre commence à être maîtrisé, passez à des séries mélangées.
Cela se rapproche davantage de la logique de l’examen officiel.
4. Faire des examens blancs
Avant le véritable examen, effectuez plusieurs séries complètes afin de vérifier que vos résultats restent réguliers.
Ne cherchez pas simplement à obtenir 35/40 une seule fois.
Un résultat confortable et régulier réduit le risque qu’une formulation inhabituelle ou quelques hésitations fassent dépasser les cinq erreurs le jour de l’examen.
Le permis côtier permet-il de conduire un jet-ski ou scooter des mers ?
Oui. Le véhicule nautique à moteur (VNM), couramment appelé jet-ski, scooter des mers ou motomarine, nécessite un titre de conduite lorsque sa puissance dépasse 4,5 kW.
L’option côtière constitue le titre adapté à une utilisation en mer dans les limites prévues pour ce type d’engin.
Les règles propres aux VNM sont toutefois plus restrictives que celles applicables à un bateau classique.
La navigation en VNM s’effectue notamment exclusivement de jour. Un VNM prévu pour au moins deux personnes peut naviguer jusqu’à 6 milles d’un abri, tandis que les autres sont limités à 2 milles d’un abri.
Dans la bande des 300 mètres, il faut utiliser les chenaux prévus lorsqu’ils existent et respecter la réglementation locale ainsi que les limitations de vitesse.
Peut-on faire du ski nautique avec le permis côtier ?
Oui.
Le permis côtier permet de conduire un bateau à moteur utilisé pour pratiquer le ski nautique, sous réserve de respecter la réglementation applicable à l’activité et à la zone de navigation.
Le programme officiel du permis côtier comprend d’ailleurs les règles relatives au ski nautique et aux engins tractés.
Pour le ski nautique et les activités comparables, le bateau doit normalement comporter deux personnes à bord : le pilote et une personne chargée de surveiller en permanence la personne tractée.
Cette organisation permet au pilote de rester concentré sur la navigation tandis qu’un second membre d’équipage surveille le skieur.
Et pour une bouée tractée ou un wakeboard ?
Les mêmes grands principes s’appliquent aux bouées tractées, wakeboards et autres engins tractés.
Le bateau doit être conduit par une personne titulaire du permis nécessaire et une seconde personne doit assurer la surveillance de la ou des personnes tractées.
La pratique doit également tenir compte des zones autorisées, du balisage, de la fréquentation du plan d’eau et des éventuelles règles locales.
Dans la bande des 300 mètres du rivage, la pratique du ski nautique et des activités tractées n’est en principe pas réalisée librement : il faut notamment respecter les chenaux et zones définis localement. Le ministère rappelle qu’il ne faut pas pratiquer le ski nautique dans cette zone.
Le permis côtier suffit-il pour utiliser une VHF ?
Dans les eaux territoriales françaises, le permis plaisance permet au plaisancier d’utiliser une VHF sans avoir nécessairement à obtenir en plus le CRR, sous réserve des règles applicables au type d’équipement utilisé. Cette possibilité existe depuis 2011.
Une distinction importante doit cependant être faite entre le droit d’utiliser la radio et les formalités liées à l’équipement.
Une VHF installée ou déclarable à bord peut nécessiter une licence de station de navire délivrée gratuitement par l’ANFR. Lorsqu’une VHF dispose de l’ASN — l’Appel Sélectif Numérique — un MMSI est attribué au navire.
Le MMSI est un numéro d’identification unique utilisé par les équipements de radiocommunication maritime et notamment lors des appels numériques de détresse.
Qu’est-ce que le CRR ?
Le CRR, ou Certificat Restreint de Radiotéléphoniste, atteste de la compétence nécessaire pour utiliser les radiocommunications maritimes.
En France, un titulaire du permis plaisance peut utiliser sa VHF dans les eaux françaises dans les conditions prévues par la réglementation sans devoir obligatoirement posséder le CRR.
En revanche, pour un plaisancier naviguant à l’étranger ou dans les eaux internationales avec une VHF, l’ANFR indique qu’un certificat d’opérateur radio au moins équivalent au CRR est nécessaire.
Le CRR devient donc particulièrement intéressant pour les plaisanciers qui envisagent des croisières internationales, même lorsqu’ils possèdent déjà le permis côtier ou l’extension hauturière.
Le permis côtier permet-il de louer un bateau ou un jet-ski ?
Oui, dès lors que le bateau ou le VNM entre dans les prérogatives du permis et que les autres conditions réglementaires sont respectées.
Lors de la location d’un VNM, par exemple, le conducteur doit pouvoir présenter le permis plaisance requis et les documents liés à la location et à l’enregistrement de l’engin peuvent également être contrôlés.
Les loueurs peuvent par ailleurs imposer leurs propres conditions : âge minimum supérieur au minimum légal, expérience, caution ou restrictions liées à la météo.
Le permis côtier : une porte d’entrée vers la navigation de plaisance
Obtenir l’option côtière ne sert donc pas uniquement à pouvoir conduire un petit bateau près d’une plage.
Elle ouvre l’accès à une grande variété d’activités : navigation côtière, sorties de nuit en bateau, location d’une embarcation à moteur, conduite d’un scooter des mers, ski nautique, wakeboard, bouée tractée ou encore utilisation d’une VHF dans les conditions prévues par la réglementation.
Le plaisancier peut ensuite aller plus loin en obtenant l’extension hauturière, le CRR maritime pour ses navigations internationales ou l’option eaux intérieures pour naviguer sur le réseau fluvial.
Le permis côtier constitue ainsi une première étape vers un univers beaucoup plus vaste : comprendre son bateau, communiquer en mer, préparer une navigation, pratiquer des loisirs nautiques et surtout savoir évoluer de manière responsable parmi les autres usagers.
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Le test comprend des questions sur :
-
les marées ;
-
la météorologie ;
-
la carte marine ;
-
le balisage ;
-
les règles de navigation ;
-
les feux et marques ;
-
la sécurité ;
-
la VHF.
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-
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-
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Le contenu est organisé pour permettre de comprendre progressivement chaque notion, puis de vérifier ses connaissances grâce aux QCM.
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